Lire les madrigaux : nouvelles démarches analytiques


Massimo Privitera

L’analyse des madrigaux est un exercice difficile puisqu’ils sont construits selon des logiques spécifiques. Sur le plan harmonique, les fonctions tonales existent sans pour autant être similaires à celles de la tonalité classique et romantique. La mélodie se construit par addition de segments, plutôt asymétriques, dont la cohérence est perceptible sur l’ensemble de la pièce. La forme se modèle sur le texte mis en musique et peut apparaître erratique et incohérente. Pour entrer en syntonie avec le madrigal, il faut tenir compte de chacun de ces paramètres individuellement mais aussi simultanément et en chercher la synthèse dans leur dimension performative. Dans ma présentation, des essais d’analyse de quelques madrigaux représentatifs des principales périodes de l’histoire du genre (de Philippe Verdelot à Claudio Monteverdi) seront proposés selon les critères indiqués ci-dessus.

Biographie

Massimo Privitera est professeur de musicologie à l’université de Palerme. Ses recherches concernent la musique de la Renaissance italienne (histoire, analyse, musique et histoire des idées, musique et danse), la chanson populaire du xxe siècle, la musique et le cinéma. Il est chef de chœur, chanteur et arrangeur de musique chorale.

Bibliographie sélective

« L’armonia nel Cinquecento: definizioni e prospettive », Schifanoia, 38-39 (2010), p. 45-56.

« ‘The Natural and the Jeweler’. Note su Ira Gershwin », in A. Addessi, I. Macchiarella, M. Privitera et M. Russo (éd.), Con-Scientia Musica, contrappunti per Rossana Dalmonte e Mario Baroni (Livourne : LIM, 2010), p. 125-148.

« Aperitivi, intingoletti, vivande di sostanza e licori: forme e stili nel ‘Convito musicale’ », in M. Privitera (éd.), Theatro dell’udito, Theatro del mondo, Atti del Convegno internazionale nel IV centenario della morte di Orazio Vecchi, Modena-Vignola, 29 settembre-1 ottobre 2005 (Modène : Mucchi, 2010).

« ‘Un baciar furioso, un dispogliarsi’: Costanzo Festa and eroticism », in M. J. Bloxam, G. Filocamo, L. Olford Stevens (éd.), “Uno gentile et subtile ingenio”. Studies in Renaissance Music in Honor of Bonnie Blackburn (Turnhout : Brepols, 2009), p. 533-546.

« Carmen, José, le castagnette e la fanfara », De Musica, rivista on line, 2006 (http://users.unimi.it/~gpiana/dm10/privitera/privitera.html).

« Madrigali malinconici », in J.-J. Nattiez (dir.), Enciclopedia della musica, vol. IV (Turin : Einaudi, 2004 ; coll. « Storia della musica europea »), p. 296-315.

Trois morceaux en forme de Satie: Ravel, Stravinskij, Casella e il «Bon Maître», in G. Borio et M. Casadei Turroni Monti (éd.), Erik Satie e la Parigi del suo tempo (Livourne : LIM, 2001), p. 111-133.

Arcangelo Corelli (Palerme : L’Epos, 2000).

Achille Falcone, Madrigali, mottetti e ricercari (1603), éd. M. Privitera (Florence : Olschki, 2000 ; « Musiche Rinascimentali Siciliane », XXI).

« ‘Piagn’e sospira’: forme della seconda prattica nel Quarto libro di Monteverdi », Il Saggiatore Musicale, VI (1999), p. 39-62.

« Horatio Vecchi musico-poeta », in Villanella, Napolitana, Canzonetta. Relazioni tra Gasparo Fiorino, compositori calabresi e scuole italiane del Cinquecento. Atti del convegno, Arcavacata di Rende, 9-11 dicembre 1994, (Vibo Valentia : Istituto di bibliografia musicale calabrese, 1999), p. 305-348.

Gitene, Canzonette. Studio e trascrizione delle «Canzonette a sei voci d’Horatio Vecchi» (1587) (Florence : Olschki, 1996).

Girolamo Frescobaldi, Il primo libro de Madrigali a cinque voci (1608), éd. L. Bianconi et M. Privitera (Milan : Suvini Zerboni, 1996 ; « Opere complete di Girolamo Frescobaldi », 5).

« Malinconia e Acedia. Intorno a ‘Solo e pensoso’ di Luca Marenzio », Studi musicali, XXIII (1994), p. 29-71.

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